ULM Skyranger

APRES LE CRASH DU COYOTE

la cellule ayant été trop endommagée dans ce crash, je la vends à Philippe Zen, je garde le moteur et tous les instruments et je commande une cellule de Skyranger, un autre modèle d’ULM, à Philippe Prévost son concepteur. 

C'est une machine simple, toute en tubes boulonnés. Facile à assembler et facile à réparer, ce que nous verrons plus loin.

1999 -  J’embauche un mécano au chômage pour construire le Skyranger autour du moteur du Coyote. Je lui cherche une déco sympa, car il est trop blanc pour voler en montagne l’hiver, il ne se voit pas sur la neige. Il faut voir, mais aussi « être vu » pour éviter les collisions.

Un ami a fait faire un tag sur la vitrine de son magasin, il m’introduit dans le milieu des tagueurs. David peut faire cette déco à un prix abordable. Il est tout à fait partant, taguer un avion…super ! C’est mieux que de se faire un bus, un tramway ou un train.
Par contre, je dois aller acheter moi-même les bombes de peinture. Je me retrouve dans un magasin un peu glauque, le seul de la ville qui vende les bombes de la qualité requise et les bonnes couleurs.

Venant de la part de David, on consent à me vendre lesdites bombes et quand je dis que c’est pour taguer un avion, je vois des étincelles dans les yeux de 2 ou 3 jeunes présents dans la boutique, j’ai même droit à voir un album de tags réalisés sur toutes sortes de supports avec les tagueurs posant devant, mais visages cachés par une cagoule.

J’ai découvert un vrai catalogue, le « Beaubourg du tag ».


                      David fait une décoration « flammes de l'enfer ». Un véritable artiste.
Il lui faudra 8 heures de travail. Je dois dire que depuis, je ne suis pas passé inaperçu, en vol comme au sol.

           Avec Philippe PREVOST  le concepteur de cette machine simple, pas cher et facile à monter.
 Philippe s’est beaucoup servi des photos que j’ai faites du « Sky » sur ski en montagne pour ses publicités.




© Jean-Pierre Ebrard 2018